Principes de transcription

Pour la transcription des manuscrits qui figurent dans le Corpus et la Petite Bibliothèque ont été adoptées les conventions suivantes:

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Un changement de page à l’intérieur d’un manuscrit est matérialisé par une barre verticale, après laquelle est indiqué le numéro de la page suivante en caractères gras. Un changement de page survenant au milieu d’un mot est signalé comme suit:

[...] et autant on distingue de mouve- |35 ments [...] (Fontaine, Eléments de Grammaire générale du Dépmt de lYonne).

Les numéros de page manquants sont complétés et les erreurs de pagination commises par l’auteur dans le manuscrit rectifiées par l’éditeur entre crochets (voir plus bas).

/Ajout de l’auteur/

Les ajouts de l’auteur, par exemple sous la forme de gloses marginales, sont encadrés par des barres obliques (ceci n’est cependant pas valable pour les textes de Baradère, d’Estarac et de Fontaine, voir 1. plus bas).

Texte biffé par l’auteur

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Les mots ou les phrases rayés par l’auteur dans le manuscrit sont reproduits tels quels dans la transcription. S’ils ne sont pas lisibles, ils sont transcrits par deux points d’interrogation barrés.

[Ajout de l’éditeur]

Les ajouts de l’éditeur sont placés entre crochets. L’éditeur peut par exemple ajouter des mots entiers, ou encore compléter des omissions de l’auteur (marque du pluriel manquante ou accord incorrect entre autres), comme l’illustrent les passages suivants tirés des manuscrits de Fontaine et d’Ollitrault (Grammaire générale):

Chaque clâsse [...] s’enrichît des mots qu’elle croit propre[s] à les communiquer. (Fontaine, p. 50)

[...] et elle est prise dans le sens divisé, quand elle est considéré[e] séparément. (Ollitrault, p. 221)

[...] les mots qu’on emploie pour signifier des choses qui ne tombai[en]t pas sous les sens [...] (Ollitrault, p. 18)

Quelquefois on ne sait [pas] si l’on doit mettre deux points, ou un point et une virgule [...] (Fontaine, p. 79)

[...] l’homme est [un] animal qui raisonne [...] (Ollitrault, p. 151)

[Texte biffé par l’éditeur]

 

Les biffures de l’éditeur, par exemple dans le cas de la répétition d’un mot ou de la présence de lettres inutiles due à un accord incorrect, apparaissent entre crochets et sont rayées:

[...] on les nomme idées; du latin, idea, [idea] [...] (Fontaine, p. 18)

[De même] |82De même Racine dit [...] (Fontaine, p. 81s.)

D’où vient le préjugé[s] [...] (Durand, Programme, p. 15)

Ont-ils multiplié[s] les bons et les mauvais Génies ? (Durand, p. 27)

[]

 

Les mots illisibles ou les symboles ininterprétables sont matérialisés dans la transcription par des crochets.

[?Lecture incertaine]

Les mots dont la lecture est incertaine sont entre crochets et précédés d’un point d’interrogation.

« Citation »

 

Pour tous les passages identifiés dans un manuscrit comme étant des citations, on utilise dans la transcription une typologie uniforme de guillemets (« Citation »): Toute citation s’ouvre et se ferme par des guillemets, y compris celles englobant plusieurs lignes et qui comportent dans le manuscrit un guillemet ouvrant (« ou „) au début de chaque ligne.

/

 

Une barre oblique unique qui apparaît dans le corps du texte d’une transcription indique un passage à la ligne ou un changement de paragraphe dans le manuscrit.

5 vendémiaire an 7 [26 septembre 1798]

an VII [1798/99]

Les indications contenues dans le manuscrit relatives à des dates ou à des années du calendrier révolutionnaire sont complétées par les dates ou les années correspondantes dans le calendrier grégorien.

 

1. Dans les textes de Baradère, d’Estarac et de Fontaine, on trouve des gloses marginales, qui sont une sorte de sous-titres ou de résumés situés à droite ou à gauche du passage du texte concerné. Dans les transcriptions, ces gloses apparaissent toujours à gauche des passages en question, comme par exemple dans le cas du Cours de Grammaire générale de Baradère:

 

Principes de transcription

 

2. Les passages ou les mots soulignés dans le manuscrit sont en caractères italiques dans la transcription. Les soulignages doubles dans le manuscrit sont simples dans la transcription.

3. Dans les transcriptions, les titres sont en caractères gras. La taille des caractères des titres principaux est supérieure à celle des sous-titres.

4. Les accolades qui englobent plusieurs lignes sont dans les transcriptions soit supprimées (voir par exemple Ricque, Grammaire, p. 155ss.), soit restituées sous la forme d’accolades simples, par exemple { et } (voir Ollitrault, p. 152ss.).

5. Les passages des manuscrits tournés à 90º dans certains tableaux sont reproduits dans la transcription dans le sens de l’écriture habituel, comme par exemple dans le texte de Ricque (p. 156s.)

6. Les caractères spéciaux qui, pour des raisons de formatage, ne peuvent pas être reproduits tels quels dans la transcription, sont décomposés en leurs éléments constitutifs et placés entre crochets, comme par exemple dans le cas du symbole [ę + ¯] utilisé par Ollitrault dans son texte (p. 91): il s’agit dans le manuscrit d’un e cédille surmonté d’une barre horizontale.

7. Si l’auteur utilise au sein d’un manuscrit plusieurs orthographes divergentes pour un seul et même vocable, par exemple tems et temps chez Ollitrault, on en adopte une seule dans la transcription – dans le cas du texte d’Ollitrault, il s’agit de temps. Toutes les uniformisations effectuées au sein d’un manuscrit sont listées à la fin de la transcription sous la rubrique Harmonisations. Dans le texte d’Ollitrault, il s’agit par exemple de tems > temps, où le symbole > doit être lu « devient ». Le choix d’une orthographe s’effectue si possible en fonction du nombre d’occurrences du même vocable qui présentent une même orthographe.